Latifa Ibn Ziaten Latifa Ibn Ziaten
Latifa Ibn Ziaten
Latifa Ibn Ziaten est née à Tétouan (Maroc) le 1er janvier 1960.

Elle passe les neuf premières années de sa vie en Espagne, aux côtés de sa mère et de ses trois frères et soeur. De retour au Maroc après le décès brutal de sa mère, elle est confiée à la garde de son père et cesse de fréquenter l’école.

Adolescente, elle part s’installer chez sa grand-mère, dont l’ouverture d’esprit et la force de caractère auront une influence certaine. Cette femme énergique, volontaire, transmet à sa petite-fille des valeurs qui resteront les siennes : tolérance, acceptation de l’autre, solidarité familiale. Elle lui donne aussi la confiance nécessaire pour décider, à 16 ans, de voler de ses propres ailes.

À l’âge de 17 ans, Latifa Ibn Ziaten quitte le Maroc pour rejoindre en France son mari, employé comme cheminot à la SNCF. Fonder une famille, donner à ses futurs enfants la chance qu’elle-même n’a pas eue de suivre des études : c’est à cela qu’elle pense au moment du départ.  

Arrivée à Sotteville-lès-Rouen, elle découvre une culture différente de la sienne, un nouveau mode de vie et, surtout, une langue qu’elle ne sait ni lire, ni écrire, ni parler. À force de volonté, aidée par des femmes qui l’accompagnent dans ses premiers pas sur le sol français, elle surmonte les difficultés. Très attachée à son indépendance, refusant de se cantonner à un rôle de femme au foyer, mue par son désir de s’ouvrir aux autres, Latifa Ibn Ziaten apprend le français, obtient son permis de conduire et s’engage dans la vie professionnelle.
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Devenue mère, elle éduque ses quatre garçons et sa fille de la même manière, sans distinction de genre. Elle suit de près leur scolarité et leur donne une éducation riche des deux cultures dans lesquelles ils grandissent. Il lui importe que ses enfants, non seulement réussissent, mais comprennent également la chance qu’ils ont de suivre des études et de se donner ainsi l’opportunité de réaliser leurs ambitions et de concrétiser leurs rêves.  

Année après année, au sein d’un foyer dont chaque membre occupe une place particulière dans son coeur, elle mène une existence heureuse, jusqu’au drame qui touche sa famille, le 11 mars 2012. En moins de dix jours, huit personnes sont victimes du terroriste Mohammed Merah. Le premier à tomber est un militaire, un soldat de la République, le second fils de Latifa : Imad.  

Il faut des années pour bâtir ce qu’un instant peut anéantir. C’est ainsi qu’un destin bascule.

Face au pire, le silence et la résignation offrent un refuge ; Latifa choisit de parler et d’agir. Le 24 avril 2012, l’association IMAD pour la Jeunesse et la Paix voit le jour.

Deux mois plus tard, en quête d’une explication à l’assassinat de son fils, Latifa Ibn Ziaten se rend dans la cité où a grandi Mohammed Merah, et cherche à comprendre. Elle rencontre une jeunesse qui se sent abandonnée, et mesure l’ampleur des difficultés que rencontrent les jeunes, particulièrement dans ces cités “ghettos” où ils sont laissés en déshérence, sans mixité sociale, sans espoir d’intégration ni de réussite dans la société française.

Elle décide alors de tendre la main vers ceux-là mêmes qui sont la cause de sa douleur et trouve, dans ce qui est désormais le combat de sa vie, le courage nécessaire pour surmonter une épreuve qui aurait pu la laisser sans force et sans voix.

Depuis la fondation de son association, Latifa Ibn Ziaten parcourt la France pour témoigner, et va à la rencontre de la jeunesse, afin de préserver la cohésion sociale qui jusqu’à présent cimentait les relations entre les générations, ainsi qu’entre les Français “de souche” et les nouveaux arrivants. Elle-même n’a pas oublié l’accueil et l’aide qu’elle a reçus lorsqu’elle a suivi son mari en France, et connaît l’importance de ces mots, de ces gestes de bienvenue qui ont facilité son intégration dans une culture dont elle ignorait à peu près tout.

L’histoire de Latifa Ibn Ziaten témoigne de la capacité qu’a l’homme de surmonter toutes les épreuves sans se résigner, ni céder à la rancoeur ou au désir de vengeance, mais en gardant espoir. Avoir connu le pire n’interdit pas de croire au meilleur, et donne la force d’agir pour le faire advenir.
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